Editorial N°138

Néosanté 138
Yves Rasir

Il y a dix ans, je n’aurais pas misé un sou sur la réalité des chemtrails, ces traînées blanches laissées dans le ciel par les avions à réaction et accusées d’être composées de produits chimiques toxiques. J’avais un copain pilote de ligne qui m’avait bien expliqué que les moteurs de son Airbus pouvaient laisser dans son sillage d’épaisses volutes de vapeur d’eau se muant en nuages et se maintenant longtemps selon l’altitude et certaines conditions de température. C’est un phénomène connu de longue date et il est donc sûr et certain que toutes les traces laissées par les aéronefs supersoniques ne sont pas suspectes. On peut même supposer qu’une grande majorité d’entre elles sont parfaitement inoffensives. Le fait que des traînées se superposent et se coupent à angle droit n’est pas non plus étrange puisque le trafic aérien emprunte des couloirs et qu’il s’intensifie avec le tourisme de masse. Les cieux d’aujourd’hui ne sont plus à comparer avec ceux d’hier. Mais comment nier qu’il s’y passe des choses mystérieuses ? Il suffit de lever les yeux en l’air pour s’en rendre compte.

C’est ce que je fais depuis un certain temps et il m’est souvent arrivé d’observer des trucs bizarres. Par exemple, la manœuvre d’un avion qui vire à 180° et repart dans l’autre sens. Difficile de croire que le pilote a oublié ses tartines et repart les chercher. Ou bien le passage de trois appareils qui survolent côte-à-côte ma région ardennaise et qui recrachent des panaches de fumée aussi insolites que persistants. Une lectrice de Néosanté a fait la même observation dans son coin perdu des Vosges : plusieurs avions qui quadrillaient méthodiquement le ciel à une heure très matinale. Et que dire de ces traînées discontinues que nous sommes nombreux à avoir déjà constatées ? Elles s’interrompent soudainement et reprennent quelques kilomètres plus loin. Face à ça, on ne peut plus se voiler la face et faire semblant que l’explication de la vapeur tient encore la route, à moins que les pilotes jouent à couper leurs moteurs et à les rallumer, histoire de se faire peur. Quand bien même toutes ces bizarreries seraient explicables rationnellement, il est devenu aujourd’hui irrationnel de ne pas reconnaître la réalité des chemtrails, dont l’existence est absolument avérée puisqu’elles résultent de la géo-ingénierie, cette science d’apprentis-sorciers qui a pour ambition de contrôler le climat localement ou globalement. Ces Prométhée modernes sont loin d’être marginaux puisqu’il y a actuellement près d’un millier de projets « climato-influenceurs » concrétisés ou en voie de l’être. C’est une des nombreuses choses que j’ai apprises en lisant l’enquête d’Oscar Hart qui, lui-même, ne s’attendait pas à découvrir l’ampleur de la folie humaine. Ils sont multiples, ces programmes discrets ou secrets visant à faire pleuvoir sur commande, à refroidir la planète en ensemençant des nuages ou même – c’est l’ambition démente de Bill Gates et d’autres cinglés de son acabit – à voiler le soleil en larguant de la poudre de calcium dans l’atmosphère.

Certes, on ne peut pas affirmer que toutes les particules larguées par les ingénieurs fous sont des poisons en puissance. Et encore moins que la volonté de nuire est au cœur d’obscurs programmes militaires cachés à l’opinion publique. Mais comme le révèle encore notre journaliste, il est peu douteux que certains épandages créent des dommages à l’environnement et que les produits utilisés impactent la santé humaine. Des individus et des associations mesurent régulièrement la présence de métaux lourds et d’autres substances délétères dans la poussière retombée sur terre. Même l’iodure d’argent banalement employé pour provoquer des averses sur les champs n’est pas dénué de toxicité ! Alors, oui, il traîne encore ça et là quelques théories absurdes sur les traînées chimiques. Comme celle voulant que les filaments blancs observés dans les campagnes en fin d’été soient des résidus de chemtrails alors qu’il s’agit de longs fils d’araignée emportés par le vent. Mais en sachant ce qu’on sait et en redoutant tout ce qu’on ne sait pas encore sur la géo-ingénierie, il est hautement raisonnable d’en dénoncer la mise en œuvre et d’en exiger l’arrêt immédiat, en application du principe de précaution. à l’instar des vaccins classiques ou expérimentaux, il est en effet à craindre que cette science sans conscience nous mène bientôt ou nous mène déjà à une catastrophe sanitaire. Même si les intentions technologiques sont louables, l’enfer est pavé de délires démiurgiques.

Yves Rasir

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