Plus satanosceptique que jamais

Yves Rasir

Désolé pour les lecteurs que cela désole, mais je me dois de revenir sur le thème du pédosatanisme et d’ajouter une troisième lettre à celle du 15 mai et à celle du 22 mai.  Non pas pour répondre aux critiques qui sont très généralement dépourvues d’arguments et vierges de tout raisonnement – les moutons bêlent, la caravane passe – , mais pour réagir à la vidéo mise en ligne jeudi dernier par Jean-Jacques Crèvecœur. Vu qu’elle m’était spécialement dédicacée sur sa chaîne privée, c’était la moindre des choses de la visionner et de la commenter. Son titre m’a passablement énervé car je n’ai jamais, au grand jamais, douté de l’existence de réseaux pédocriminels. Comme je l’ai écrit au tout début de mon premier billet, ce qui suscite mon scepticisme est la légende multiséculaire des abus rituels. Celle de l’existence d’un vaste et puissant réseau de notables qui voueraient clandestinement un culte à Satan et abuseraient d’enfants pour les torturer, les mettre à mort et boire leur sang lors de cérémonies sacrificielles épouvantablement cruelles. Mon énervement n’a cependant pas duré car la vidéo est centrée sur ce sujet et fait intervenir la « survivante » dont je souhaitais précisément la mise à l’épreuve et la fourniture de preuves. Dire que la prestation de Chantal Frei m’a laissé sur ma faim est un euphémisme : au cours de cette interview aussi complaisante que déférente, elle n’apporte pas le moindre élément permettant d’attester la véracité de ses déclarations. Des paroles, des paroles, mais rien de concret pour étayer ses récits horrifiques. Si Jean-Jacques espérait me convaincre avec ce simulacre de vérification factuelle, c’est complètement loupé ! Ce modèle d’anti-journalisme a au contraire renforcé mon scepticisme et je vais à présent relever trois passages qui m’ont particulièrement frappé par leur incohérence et leur invraisemblance.

Une narrativité ahurissante

Après un bon quart d’heure consacré au récit abracadabrant de sa double vie d’enfant normal le jour et de fillette-martyr la nuit, puis à l’explication de son amnésie qui aurait progressivement disparu au cours d’une thérapie (tiens donc…), la rescapée vend inopinément la mèche en avouant qu’«on ne peut pas discuter avec des sceptiques  qui parfois la froissent et parfois la font rire ». Il y aurait donc de quoi rire ou d’être juste un peu vexée ? Me voilà en tout cas rassuré car beaucoup de mes détracteurs ont accusé ma mécréance de remuer le couteau dans ses plaies et d’ajouter une cruauté abominable à son expérience « innommable ». Il n’en est visiblement rien. Passé ce moment malaisant, elle en arrive à raconter le drame qui est arrivé avec  sa sœur lorsqu’elles avaient respectivement 12 et 10 ans.  Contrairement à ce que j’avais cru comprendre, Chantal n’a pas tiré à l’arme à feu sur sa cadette. Elle l’aurait « seulement » brutalisée au point de lui infliger de nombreuses fractures, dont une du crâne, et de lui fracasser le bassin. Bref, son père l’aurait obligée à battre sa frangine à mort.  Or que nous dit Chantal ? Que la petite victime a été emmenée aux urgences du CHU de Lausanne et que les chirurgiens ont réussi à la sauver. Cela signifie nécessairement que le papa-bourreau a eu des remords et qu’il a mis fin au calvaire qu’il avait pourtant ordonné. Cela signifie aussi que le personnel hospitalier ne s’est pas interrogé sur les causes de ce massacre et qu’aucune enquête n’a été menée. Vous trouvez ça crédible ?  Pour ma part, j’ai beaucoup de mal à croire à la barbarie paternelle suivie d’empathie subite et encore plus de mal à croire qu’un passage à tabac digne d’Orange Mécanique puisse être interprété par des médecins urgentistes comme un événement accidentel. À moins qu’il ne s’agisse d’un véritable accident ultérieurement greffé dans un scénario sataniste surgi sur le divan d’un psy……

Une impassibilité ébahissante

Davantage que ses allégations, c’est la façon dont Chantal Frei raconte cet épisode tragique qui me pose question.  Elle ne manifeste absolument aucun signe d’émotion. Cela peut se comprendre si la « survivante » a, comme elle le dit ailleurs dans la vidéo », « surmonté tout ça » et soigné efficacement tous ses traumas. Mais cela se comprend beaucoup moins si l’on manifeste simultanément une totale incapacité à relater les circonstances de la tragédie. Pourquoi ne pas révéler avec quel objet contondant – une barre de fer ? Un gros  marteau ?  Une batte de base-ball ? – elle a violemment  frappé sa sœur ?  Pourquoi épargner les sceptiques en les privant de la scène d’horreur et des détails susceptibles d’en accréditer le récit ? Pour justifier son mutisme, Chantal explique que cela dépasse ses possibilités et qu’elle n’est pas encore prête à en parler. Cela peut encore une fois se comprendre si elle n’a pas réellement « surmonté tout ça » et si le souvenir du drame est excessivement bouleversant. Dans ce cas de figure, elle se tait pour ne pas craquer et pour ne pas fondre en larmes en pleine interview. Le hic, c’est qu’on cherchera en vain le moindre indice de trouble émotionnel dans son attitude corporelle. La voix demeure posée, l’œil sec, les traits impassibles. Vous trouvez ça normal alors qu’elle vient de se rappeler avoir failli tuer sa sœur en la torturant atrocement ?  Vous trouvez crédible de rester sereine alors qu’elle vient de confier s’être comportée en créature inhumaine sur ordre de son propre père ? Je veux bien que Mme Frei se soit construit une armure en acier pour survivre à ses souvenirs mais il y a des limites à l’impassibilité. Même les alexithymiques de haut grade ne pourraient pas rester de marbre en se remémorant de telles monstruosités. À moins que ces abominations n’aient pas eu lieu et qu’elles émanent de son imagination….

Une passivité hallucinante

Mon scepticisme est enfin – et surtout –  attisé par le refus de la survivante de donner les noms de ses tourmenteurs. Ni durant l’entretien ni dans son bouquin, elle ne révèle qui – à part son géniteur qui ne l’était peut-être pas (entre parenthèses, les tests génétiques, ça existe) – a transformé son enfance en cauchemar et a perpétré sur elle les crimes les plus impardonnables. Motif ? Elle « veut faire passer le message sans qu’on puisse l’accuser de diffamation » et mettre ainsi en péril la diffusion de son ouvrage. De la part d’un éditeur ou de son directeur des ventes, cet argument serait recevable. Mais de la part d’une victime sûre et certaine d’avoir été soumise aux pires sévices, que vient faire ce scrupule précautionneux ? À sa place, il me semble que je n’hésiterais pas une seconde à citer nommément les « personnalités connues du monde médiatique, politique et scientifique » censées avoir tué des enfants et commis sur eux des actes effroyablement sadiques. Elles doivent payer, et vite ! On va bien sûr me rétorquer que les faits sont anciens, peut-être prescrits, que les preuves sont effacées, que ces membres de la jet-set ont le bras long et que leur culpabilité est impossible à démontrer. Ça se tient. L’ennui, c’est qu’il ne s’agit pas seulement du passé mais du présent. À l’issue de la projection des « Survivantes » à Paris, quelqu’un leur a demandé si leurs tortionnaires célèbres étaient toujours vivants et en mesure de nuire. Et à l’unisson, les femmes réunies sur scène ont répondu qu’« elles les voyaient tous les jours à la télévision ». Face à Jean-Jacques Crèvecœur, Chantal Frei surenchérit en prétendant que les pédocriminels rituels agissent sous la couverture d’une ONG organisant le don d’organes, insinuant ainsi que les gosses sacrifiés à Satan sont utilisés pour la médecine transplantatoire. Ça se passerait encore aujourd’hui pendant que je vous écris ! Questions : comment peut-on encore rechigner à livrer des noms en sachant que des enfants risquent à tout moment d’être enlevés par un Dutroux quelconque, d’être immolés sur un autel et de finir leur triste vie en pièces détachées sur une table d’opération ?  Comment peut-on placidement accepter que ce commerce ignoble perdure ? Comment peut-on faire primer le risque de poursuites sur l’urgence d’arrêter les sacrifices humains par les « adeptes du culte » ? En droit, cela s’appelle de la non-assistance à personnes en danger. Sur le plan de la morale, j’assimilerais plutôt le silence des survivantes à de la complicité d’assassinat. Il est absolument incompréhensible qu’elles se taisent et laissent faire sans porter plainte, sans dénoncer publiquement, sans trainer dans la boue et devant les tribunaux les auteurs de crimes aussi odieux. À mes yeux, la seule explication de cette passivité stupéfiante est que les rescapées sont plus ou moins conscientes d’affabuler et d’être en incapacité – et pour cause ! – d’étayer leurs faux souvenirs morbides. Qu’est-ce que le « courage de témoigner » si l’on n’a pas l’élémentaire témérité d’essayer de faire cesser le massacre des innocents, fût-ce en mettant sa propre vie en danger ?

Et maintenant ?

Pour les trois raisons que je viens d’expliciter, l’interview de Chantal Frei par JJC me laisse toujours aussi dubitatif. Mon scepticisme en sort même consolidé. Mais cela ne veut pas dire que je prétends détenir la vérité. Conformément à la devise de l’agnosticisme et aux principes du journalisme, je ne nie rien a priori, je suis juste en demande de preuves vérifiées et recoupées. Je suis abasourdi d’avoir entendu Pierre Barnérias déclarer  sur Sud radio qu’il « croyait à 10.000 % » aux témoignages des survivantes. Que vient faire la croyance dans le métier d’informer ? Que je sache, ce n’est pas en professant sa foi qu’on peut transformer un mythe en réalité. En m’envoyant le lien de sa vidéo, Jean-Jacques m’a précisé qu’il s’agissait d’une première réponse à ma suggestion de déchirer le voile. Et hier encore, il m’assurait mener sa propre enquête sur Chantal Frei. Celle-ci s’est également engagée à faire la lumière sur le drame familial en faisant témoigner sa sœur. J’en accepte volontiers l’augure. Comme je l’ai écrit, je me convertirais illico à la thèse des grands réseaux pédosatanistes si la sœur de Chantal confirmait sans ambiguïté qu’elle a été massacrée par cette dernière et sur ordre du père dans le cadre d’une secte satanique à laquelle toute la famille appartenait. Assortie des rapports médicaux, cette seule confirmation me suffirait pour aller à Canossa et demander humblement pardon aux personnes blessées par mon incrédulité. Si une telle horreur a été vécue, toutes les autres sont probablement authentiques. Dans l’hypothèse de ma « conversion », je serais bien sûr mortifié de m’être trompé et d’avoir diaboliquement persévéré dans l’erreur. Mais je serais en même temps content que mon scepticisme ait contribué à faire « avancer le Schmilblick ». Dans l’immédiat, c’est plutôt au fameux sketch de Pierre Dac et Francis Blanche que me fait penser cette interview révérencieuse. « Vous pouvez le faire ? Oui, je peux le faire. Vous pouvez le faire ? Oui, je peux le faire.  Il peut le faire, applaudissez mesdames et messieurs ! ».  J’attends les résultats des investigations crèvecœuriennes avec une impatience non dissimulée.

Yves Rasir

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19 commentaires

  1. La mythomanie est une maladie mentale reconnue, quoiqu’on puisse en penser. J’ai côtoyé des mythomanes et j’ai pu les observer. Ils puisent des éléments de réalité qu’ils assemblent à leur réalité à eux pour construire une histoire (fictive, donc, comme un romancier ou un scénariste pourrait le faire) qu’ils présentent comme une tranche de leur vie. C’est en vérifiant tout ce qu’ils racontent qu’on peut s’apercevoir de ce qui est faux, c’est-à-dire de ce qui ne fait pas partie de leur vie à eux et qu’ils ont puisé ailleurs. Plus ils ont de l’audience, plus ils racontent. Ceux qui croient les histoires qu’ils racontent et, du coup, ne les vérifient pas, c’est sans doute parce que, pris séparément, les éléments de l’histoire existent réellement. Ici, dans le pédosatanisme, il y a bien des réseaux pédocriminels (non satanistes), ailleurs il y a bien des organisations (parfois secrètes) avec des rituels, ailleurs encore il y a bien des puissants qui enfreignent les lois, et encore ailleurs il y a bien des puissants qui sont protégés, etc.
    Plus généralement, si les églises se vident, les croyants, eux, se multiplient. Pourquoi la croyance prédomine-t-elle dans un monde sursaturé d’informations et de sources d’informations ? Est-ce parce que c’est trop fatigant de faire le tri et de vérifier ? Est-ce parce des gens préfèrent choisir de croire en ce qui leur plaît plutôt que de savoir et d’être déçus ? Est-ce parce que ceux qui veulent manipuler les populations s’arrangent pour « noyer » l’esprit des gens en leur déversant des masses d’informations pour qu’ils se raccrochent à une croyance comme à une bouée de sauvetage ?

  2. Bonsoir,
    Sur le site Telegram de Donde Vamos, tapez Chantal Frei dans la loupe et vous trouverez un post du 30 avril où elle cite des noms très connus.
    Cette semaine, j’ai écouté à peu près toutes les interviews de ces « survivantes » que j’ai pu trouver.
    Celle qui m’a émue le plus est Dalila, maman dont les enfants subissent des horreurs sans nom.
    Je ne doute pas un seul instant de ce qu’elle raconte concernant ses enfants.
    Son émotion et sa détresse sont bien réelles.
    Maria Albertina m’a aussi parue sincère.
    Comme vous, j’ai du mal avec les témoignages de Chantal Frei et aussi d’Anneke L.
    Elles semblent tellement « détachées » de ce qu’elles racontent…tant mieux s’il s’agit de résilience.
    Honnêtement, je ne sais que penser.
    Quant à Jean-Jacques, je trouve qu’il y est allé un peu fort vous concernant.
    Ces derniers temps, je l’ai trouvé un peu trop prompt à mettre de l’huile sur le feu et à se mettre en avant concernant certains sujets. Quant à Barnérias, ce personnage ne m’inspire pas plus que ça.
    Quelque chose me dérange et je ne saurais dire quoi.
    Je fais confiance à mon intuition qui me trompe rarement …

    • En parlant de mettre de l’huile sur le feu, je vous trouve assez injuste pour me pointer du doigt. Ce n’est pas moi qui ai lancé des injures totalement abjectes à l’égard de Karl Zéro (qualifié de journaliste nullissime et de personnage gluant), à l’égard de trois femmes (Chantal Frei, Régina Louf et Anneke Lucas) et à l’égard de Pierre Barnérias qui a été ruiné après avoir sorti son film Hold up.
      Le soir même de la publication de sa première infolettre (datée du 15 mai), j’ai immédiatement appelé Yves (qui est un ami depuis quarante ans) en lui demandant quelle mouche l’avait piqué pour être aussi méchant, irrespectueux et agressif, alors qu’il avouait lui-même ne pas avoir vu le documentaire qui sortait ce jour-là. Dès ce soir-là, il affirmait ne jamais avoir cru aux réseaux pédocriminels et que c’est parce qu’il avait défendu la version du prédateur solitaire dans l’affaire Dutroux qu’il avait perdu son poste de journaliste chez Télémoustique.
      À présent, il prétend qu’il n’a jamais dit ça et que la seule chose à laquelle il ne croit pas, c’est à l’existence des rituels satanistes avec sacrifices d’enfants.

      Ce qu’Yves Rasir n’a pas compris dans la raison de ma colère (qui est encore bien présente), c’est que la seule chose que je n’accepte pas de sa part, ce sont ses attaques ad hominem, ses jugements méchants et abjectes à l’égard de personnes qui se battent pour mettre fin à ce fléau mondial. Si vous êtes à l’aise avec les injures, les jugements diffamatoires, les qualificatifs odieux, ça vous regarde. Mais ne venez pas me parler de mettre de l’huile sur le feu.

      Pour votre information, pendant plus de vingt ans, Yves Rasir n’a pas cru à la thèse d’une opération sous faux drapeau en ce qui concerne le 11 septembre 2001. Et il avait, pendant toute cette période, la même assurance et le même positionnement de celui qui est certain de ce qu’il avance. Sauf que maintenant, il reconnaît qu’il s’agissait d’un inside job, pour le dire ainsi. Remarquez que ça ne m’a pas empêché d’entretenir une excellente relation avec lui, malgré le fait que, depuis le premier jour, je SAVAIS que c’était un coup monté.

      Ne vous en faites pas. Dans quinze ans, Yves viendra vous dire qu’il reconnaît que les réseaux pédophiles, pédocriminels et pédosatanistes existent bel et bien. Mais ça n’enlèvera pas le fait que la recherche de la vérité ne nous donne pas le droit de maltraiter les gens. Ce qui a mis fin à mon amitié pour lui.

      Alors, chère Natacha que je ne connais pas, allez d’abord voir le film et nous en reparlerons. J’ai rencontré toutes ces femmes en face à face. Et moi aussi, j’ai des intuitions qui ne me trompent pas. Quant à Pierre Barnérias, comment pouvez-vous l’évaluer si vous ne l’avez jamais côtoyé en personne ? Évaluez les gens par leurs actes, et non par leurs paroles.

      • Jean-Jacques, pourrais-tu arrêter de mentir ? Comme je l’ai écrit le 15 mai, je n’ai aucun doute sur l’existence de réseaux pédocriminels. C’est le mythe du pédosatanisme et des puissants réseaux d’adorateurs de Satan sacrifiant des enfants qui suscite mon scepticisme. Au lieu de gaspiller du temps à m’attaquer, je te suggère d’honorer ta promesse de vérifier les allégations de Chantal Frei. Déjà 15 jours de passés….

        • C’est devenu ton seul argument, Yves ? Traiter les gens de menteurs ? D’affabulateurs ? De victimes de faux souvenirs induits par l’hypnose ou par la lecture des livres de David Icke ? D’après toi, toutes les femmes qui témoignent dans fifty voices sont des menteuses ! Génial… Va leur dire en face, mon vieux. Il est temps que tu changes de métier, tu deviens pathétique.

          • Ce n’est pas un argument, c’est un constat: tu mens, tu remens, et tu remens encore à mon propos. À mon avis, tu dois être en panique en prenant conscience que les mythowomen t’ont mené en bateau.

      • Bonsoir,

        Je ne cherche pas à prendre parti, ni à rabibocher votre longue amitié.

        Rappelons que les premières lignes de l’infolettre du 15 mai, publiée sur ce même site, sont les suivantes : « Avant d’aborder le thème controversé du pédosatanisme, qui n’est pas sans rapport avec le domaine de la santé, je voudrais d’emblée préciser une chose importante : je n’ai aucun doute sur l’existence de réseaux permettant aux pervers pédophiles de toutes classes sociales de satisfaire leurs pulsions immondes. Il s’en démantèle régulièrement un peu partout dans le monde, en Belgique et en France notamment. Je ne doute pas non plus que certains pédocriminels particulièrement détraqués perpètrent leurs viols d’enfants en y ajoutant un décorum ésotérique et une apparence rituelle. ».

        Celles et ceux qui ont reçu cette infolettre par email, dont je fais partie, peuvent confirmer qu’elle contenait précisément ces mêmes mots d’ouverture.

        Bien à vous,

  3. Bonjour.
    Je suis d’accord avec Yves Rasir sur le fait que ces femmes qui ont déjà vécu le pire ne balancent pas les noms de ces personnes qu’elles voient à la télé, puisque leur priorité est de faire en sorte que cela s’arrête au plus vite, dans l’urgence ! sauver les enfants à leur risques et périls.
    Quelque chose ne tourne pas rond.
    La foi de l’une, la pitié pour le bourreau de l’autre etc..il me semble qu’on est dans une caricature de la résilience…

    Ensuite, quasi tout le monde sait que les réseaux pédo, cela existe, mais j’aimerais comprendre pourquoi le fait d’augmenter la quantité de gens qui connaissent tous les détails de ces atrocités ferait avancer les choses. Quelle influence l’émotion ou le trauma du public peut-il avoir sur des juges corrompus, des malades mentaux et autres institutions qui sont tous en première ligne pour protéger les coupables ?
    Rituels ou perversités, qu’est-ce qui choque le plus ?

    Certes, il n’y a pas d’images, mais l’imagination fait le reste…Voudrait-on nous infliger un traumatisme, tout comme ces enfants qui ont été obligés de regarder des horreurs ?

    En tout cas, pour l’instant, cela génère de la division entre ceux qui sont dans l’émotionnel et les autres qui sont dans l’analyse.
    Tout comme dans la coque-vide…

    • De plus, JJ Crèvecoeur (dans DLV36) dit que tous les noms des élites coupables sont sous scellés chez des notaires, et serait balancé au public, au cas où il arriverait quelque chose à quelqu’une de ces femmes ou de ceux qui ont oeuvré à ce film.
      Qu’il arrive quelque chose, tous les jours, à ces enfants innocents n’est-elle pas une raison suffisante ?
      Que les victimes éclatent de rire à la question de savoir si ces personnes passent à la télé tous les jours…on est dépassé par l’évidence…vraiment bizarre, surtout si on met cela en parallèle avec le détachement quasi héroïque durant leurs récits.
      Maintenant que je sais et que je ne peux rien faire à part savoir, que faire ?

    • Je vais vous expliquer pourquoi les noms ne sont pas balancés maintenant. Connaissez-vous l’identité des personnes qui sont impliquées ? Moi, j’en connais quelques-unes, de par les confidences de ces femmes. Leur puissance est immense : ces personnes ont les relations nécessaires pour contrôler les médias, les tribunaux, les forces de l’ordre et les tueurs à gage. Quand on veut s’attaquer à ces personnes qui n’hésitent pas à enculer des nouveaux-nés en ricanant, à les découper à la tronçonneuse au sein de rituels totalement satanistes, à les faire cuire au barbecue pour s’en délecter ou pour forcer d’autres enfants à les manger, on ne peut pas sombrer dans l’improvisation.
      Balancer les noms maintenant reviendrait à frapper un coup d’épée dans l’eau. Et toute la presse s’empresserait de noyer le poisson, de discréditer les témoignages, comme ils l’ont fait avec l’affaire Dutroux (où je rappelle quand même qu’un juge d’instruction a été dessaisi de l’affaire, que deux gendarmes ont été traînés dans la boue parce qu’ils faisaient trop bien leur travail, que trente témoins de l’affaire Dutroux sont morts dans des circonstances suspectes et que le dossier Bis n’a jamais été jusqu’au bout du processus).
      Alors, c’est facile de critiquer derrière votre clavier, comme c’est tellement facile pour Yves Rasir de déverser ses injures sur des gens qui risquent leur peau pour faire bouger ce scandale qui est, de mon point de vue, le plus important de tous les scandales existant actuellement dans le monde. Réfléchissez-y et mettez-vous à la place des témoins. Comment feriez-vous, VOUS, si vous aviez à dénoncer quelqu’un de la famille royale, ou des membres de l’aristocratie, ou des milliardaires connus mondialement ? Comment feriez-vous pour que votre action ait une quelconque efficacité et une chance d’aboutir ? Je vous laisse y réfléchir quelques instants.

      • Révélons les identités: l’enculeur et dévoreur de petits Africains, c’était le Roi Baudouin. Le grand chef du réseau et organisateur des chasses avec des enfants comme gibier, c’était Paul Van den Boeynants. Le cannibale amateur de barbecue, c’était (mais il est toujours vivant) Étienne Davignon. Me voilà donc menacé par les tueurs à gage du grand réseau. Je me marre.

  4. https://odysee.com/TP_ReseauxPedophiles-LaPieceQuiAccuse:b

    Pouvez visionner ce documentaire (« viols d’enfants, la fin du silence : présenté par Elise Lucet ») qui est passé il y à déjà plusieurs années sur les chaînes officielles de télévision, avant de faire les déclarations péremptoires ci-dessus en niant les réseaux pedophiles, aux risques de se rendre complice.
    La sagesse dans ce domaine c’est de garder l’esprit ouvert et écouter toute la souffrance exprimée par ces victimes et de ne pas fermer le débat
    qui devrait suivre. Si comme vous le dites tout était faut, le dossier serait depuis bien longtemps classé avec des motifs incontournables. Mais il n’en est rien, d’après les témoignages enregistrés .
    Je suis abonnée à la revue Neosanté qui propose des articles très intéressants et souvent en dehors de la Doxa et là permettez moi d’être surprise par vos deux articles très orientés et qui ne correspond pas à un journal libre auquel je pouvais m’attendre
    J’en tirerais les enseignements

      • le docu « viols d’enfants la fin du silence » en 2000 mérite d’être vu….déja des jeunes enfants victimes de pédophilie parlaient et faisaient des desseins allant bien plus loin que des actes de pédophilie,on y retrouve certains actes criminels et des descriptions que « les survivantes « décrivent . C’était en 2000 . une enquéte supplementaite devait avoir lieu et qui était en cours mais n’à jamais vu le jour..Lors du débat Martine Bouillon ,(substitut du procureur) disait: on vient de comprendre que la pédophilie existait ,mais on ne pet pas encore comprendre qu’il existe encore pire » plus loin sur cette affaire elle reprends les paroles du juge qui dit : « c’est tellement inimaginable que ce n’est pas possible » Affaire classée sans suite . Le débat est trés éclairant;

  5. Comme Yves, j’ai vu les 3 vidéos de J-J. C. qui m’ont laissé sceptique sur les réseaux pédosatanistes ;
    Je rajouterai un argument : comment se fait-il que la Justice Française n’ait pas ouvert une Information Judiciaire contre Chantal Frei, et peut-être les 7 autres Femmes « survivantes » si elles ont commis les mêmes crimes (je n’ai pas vu le Film « les survivantes »), pour Homicide et Blessures Volontaires suite à son « témoignage » ?
    Elle avoue quand même en direct les faits très graves auxquels elle aurait participé, même sous emprise : une telle enquête permettrait de punir les responsables ;
    Bien sûr, on peut soutenir que c’est la Preuve ultime de la complicité des Juges, et que leur motivation est de ne pas faire de pub à ces « révélations » !!!
    Mais cet argument me semble exagéré dans ce cas précis même si, comme moi, on n’a pas tout à fait confiance en la Justice Française (l’histoire du Covid et des vaccins ARNm le prouve) ;

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